Eugène Grasset(1845-1917) a ensuite loué cette maison de 1900 à 1917, année de sa mort, à Sceaux.
Il fut un artiste du mouvement "Art Nouveau", créateur du célèbre "logo" des dictionnaires Larousse, et d'une oeuvre riche en vitraux, peintures, bijoux, affiches, dont notamment le Calendrier de la Belle Jardinière.
Le rosier Marie Curie a été créé en 1996 pour le 85ème anniversaire du prix Nobel de chimie de Marie Curie, par le rosiériste Meilland , après le transfert de ses cendres avec celles de Pierre Curie du cimetière de Sceaux au Panthéon. Ce rosier a un parfum de clou de girofle et est mellifère. Sa fleur a de 30 à 35 pétales et un diamètre de 9cm. Elle pâlit à la défloraison.. Il a été choisi pour être planté dans les parterres du ministère de la recherche (MESRI), à Paris, rue Descartes.
Marie Curie avait choisi de planter un rosier grimpant blanc, Madame Alfred Carrière, devant son bureau à l’Institut Curie. Il y en a toujours un sous son balcon Mais avant le rosier polyantha Marie Curie que l’on trouve chez les pépiniéristes et en jardinerie, un rosier hybride de thé jaune a été créé par Jean-Marie Gaujard et baptisé en 1942 : Madame Marie Curie. Il est encore cultivé en Amérique du nord où il a été introduit dès 1943, et en Australie où il a été distribué à partir de 1951 sous le nom de Québec, peut-être du fait de sa bonne résistance au froid. Ses fleurs sont grandes, parfumées, portent de 25 à 40 pétales et sont remontantes pendant toute la saison.
On voit notamment la présence de très grands arbres proches des maisons, la desserte aérienne de l’électricité, les volets peints à l’époque en vert , et tout au fond, la « maison des Milans ».
Le compteur Geiger utilisé à plusieurs reprises n’a pas détecté de radioactivité supérieure à la moyenne mesurée en Ile de France (elle-même inférieure à celle par exemple rencontrée en Bretagne).
Ceci est logique dans la mesure où Pierre et Marie Curie faisaient leurs expériences dans leur laboratoire parisien à partir de 1895 (le radium a été découvert en décembre 1898), et venaient à Sceaux en visite chez les parents : on imagine mal qu’ils s’y rendaient avec des sacs remplis de minéraux radioactifs et des appareils nécessaires aux expériences.
Par contre, début 2020, la maison Joliot-Curie à Antony a été débarrassée d’objets radioactifs, comme le décrit cet article.
Durant la période 1892-1895 Pierre Curie habitait chez ses parents qui furent locataires (de 1892 à 1900) du "13, rue des Sablons", comme en témoigne l'extrait suivant d'une lettre de Pierre Curie à Maria Sklowodska, à Varsovie, 10 août 1894 :
"Je serais bien heureux si vous vouliez bien m'écrire et me donner l'assurance que vous comptez revenir en octobre. En m'écrivant directement à Sceaux, les lettres m'arrivent plus vite : Pierre Curie, 13, rue des Sablons, à Sceaux (Seine)."
Un dimanche à Sceaux de la famille Curie
« Des parents proches ou des voisins venaient leur rendre visite le dimanche ; le jeu de boules ou les échecs étaient alors les distractions favorites. Une grande impression de calme et de sérénité se dégageait de la maison, du jardin, et de ses habitants » (Marie Curie)
Eugène Curie et M. Charpentier jouant aux échecs
Eugène Curie dans son jardin
Maison voisine : Eugène Curie sur le balcon à droite, Sophie Curie assise au milieu du groupe de droite